MARCHE DE L’ELECTRIQUE : + 187 % en fevrier !

MARCHE DE L’ELECTRIQUE : + 187 % en fevrier !

On continue sur la lancée de janvier 2020 pour le marché de l’électrique France avec plus de 10 000 véhicules électriques immatriculés. Mi-tendance de fond, mi-opportunisme des constructeurs.

Selon les chiffres des immatriculations compilés par l’Avere, 9 452 véhicules électriques (VE) particuliers ont été mis à la route. Cela représente une hausse de 228% par rapport au mois de février 2019. Du côté des VULE, c’est comme toujours plus pragmatique avec +6% et 704 unités.

Dans le détail, la Renault Zoe reste en tête avec 3 076 unités immatriculées, devant la Peugeot e-208 avec 2 495. Pas de podium 100% Français ce mois-ci puisque Tesla livre un paquet de Model 3 : 1 025 exactement. Derrière, on trouve la DS 3 Crossback E-Tense (517) qui devance le Hyundai Kona (414). Longtemps 2nde, la Nissan Leaf peine, à la 6e place avec 283 unités.

A noter que 10 modèles représentent plus de 90% du marché des VE particuliers. A elles-seules, la Renault Zoe et la Peugeot e-208 représentent 59% des ventes. Si on ajoute la Model 3, le podium frôle les 70% du marché électrique France.

En deux mois, on dépasse déjà les 20 000 unités immatriculés avec 20 404 VE particuliers et 1 378 VULE soit un total de 21 783. Pour comparaison, c’est autant que sur l’année 2016 en entier !

Vers un atterrissage dans les prochains mois ?

Evidemment, le marché bénéficie du bonus électrique qui continue d’atteindre 6 000 € pour les véhicules de moins de 45 000 € de prix de vente (3 000 € pour les véhicules entre 45 000 et 60 000 €, 0 € au-delà), des ristournes fiscales pour les entreprises qui prennent ces véhicules pour leurs salariés (la TVS). En gros, les VE particuliers sont achetés pour moitié par des particuliers, pour moitié par des professionnels.

Cet achat par les entreprises est encore plus vrai pour les PHEV (hybrides rechargeables) où ils représentent 80% des achats (environ 3 900 PHEV immatriculés en février).

En février 2020, les VE (principalement des VEB) ont représenté 7% du marché automobile français. C’est énorme. Mais, il ne faut pas se leurrer. En effet, c’est en grande partie dû à l’opportunisme des constructeurs. Ceux-ci ont retardé la commercialisation de certains véhicule (la e-208 par exemple). Les objectifs CO2 et l’arrivée (enfin) d’autres modèles pousseront néanmoins ce marché. Il faudra regarder sur les prochains mois l’atterrissage.

A noter que la France est désormais dépassé par la Norvège, les Pays-Bas et l’Allemagne en termes de volume de ventes en Europe.

No Comments

Post A Comment