L’AUTOMOBILE REDEMARRE

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Marché automobile: les ventes repartent à la hausse en juin

Selon Bruno Le Maire, qui salue «un redressement spectaculaire», un retour à la normale sur les achats de véhicules en France est possible en juin

Par Le Figaro avec AFPPublié le 9 juin 2020 à 20:52, mis à jour le 10 juin 2020 à 21:08

C’est un des secteurs les plus touchés par la crise du coronavirus. La vente d’automobiles s’est effondrée ces derniers mois. Pourtant, l’espoir est palpable chez les concessionnaires qui voient les achats repartir à la hausse en juin. Un redressement jugé «spectaculaire» mardi par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.À lire aussi : L’automobile française pourrait mettre dix ans à digérer la crise

«En avril dernier, on avait des commandes de voitures qui étaient de 10% de ce qu’elles étaient en 2019 à la même période. En mai, on est remonté à 50%. En juin, nous devrions être dans un retour à la normale sur les achats de véhicules en France, cela veut dire qu’il y a un redressement qui est spectaculaire» a déclaré le ministre sur RTL.

Même son de cloche du côté des vendeurs, jusque-là très inquiets. Selon une enquête de l’Argus, la chute des commandes de voitures neuves a été moindre en mai 2020 avec seulement -35%. L’enquête atteste également d’une reprise croissante des livraisons de véhicules «avec une montée en cadence régulière les semaines du 11, du 18 et du 25 mai» avec une dernière semaine supérieure à celle de l’année précédente pour beaucoup de concessionnaires, précise l’Argus.

Des aides incitatives

Un soulagement que la filière doit aux primes annoncées par le gouvernement. «On revient à la normale en l’espace de quelques semaines: les primes que nous avons mises en place, notamment la prime pour le véhicule électrique de 7.000 euros, la prime pour le véhicule hybride rechargeable de 2.000 euros, et la prime à la conversion des véhicules, tout ça incite les Français à retrouver le chemin des concessions», a ainsi jugé Bruno Le Maire.

En effet, selon une étude Ipsos, intitulée «Navigator» et publiée fin mai, une grande majorité de Français (55%) qui avaient l’intention d’acheter une automobile avant la crise sanitaire n’avaient pas remis en cause ce projet. 24% ont déclaré souhaiter acquérir une voiture au cours des prochains 18 mois. Pour 27% des sondés, l’envie d’achat a même été renforcée par la crise sanitaire, la voiture permettant une distanciation sociale impossible dans les transports en commun. Pour autant, 18% qui avaient l’intention de s’offrir une nouvelle voiture étaient toutefois moins déterminés dont 20% qui attendaient d’éventuelles aides de l’Etat.

«Il est vrai que ces mesures sont de nature à doper les ventes car elles ont suscité l’intérêt des consommateurs», reconnaît la Fédération nationale de l’artisanat automobile qui tient toutefois à rester prudente, rappelant à quel point le secteur a été frappé par la crise.

«Un parc automobile qui émet moins de CO2»

Ces aides ont également pour objectif d’inciter les Français à se tourner vers des véhicules moins polluants, a précisé Bruno Le Maire, mardi, défendant le principe des primes offertes pour la conversion d’un véhicule diesel d’ancienne génération vers un véhicule diesel dit «de critère 2» qui émet «très peu de particules fines»«Au bout du compte, nous allons avoir un parc automobile qui émet moins de CO2», a-t-il dit.

Le ministre a néanmoins prévenu les automobilistes que les primes étaient prévues seulement «jusqu’à décembre»«Il faut aller dans les concessions maintenant: on a 200.000 véhicules pour les primes à la conversion et après on reviendra à la normale en janvier 2021, donc c’est maintenant qu’il faut aller acheter son véhicule car c’est maintenant qu’il faut relancer la croissance», a-t-il lancé. Selon lui, «l’émission moyenne d’un véhicule en France est de 120 grammes» de CO2. «Si vous achetez un véhicule hybride rechargeable c’est 20 grammes de CO2, c’est six fois moins», a-t-il résumé.

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